Conference given by Dr. Ariane Burke this november

 

 

EXTRA TIGERS-TALK 12: 28.11.16, Carl-Vogt at 12.15 room 1 - Ariane Burke - Université de Montréal

 

L’impact de l’environnement sur la dynamique des populations humaines au cours du Dernier Maximum Glaciaire (19,000-23,000 A.P.)

Ariane Burke, Masa Kageyama, Guillaume Latombe, Marc Fasel, Mathieu Vrac, Gilles Ramstein, Patrick James

Abstract : Le Groupe de Recherche sur la Dispersion des Hominidés (GRDH) est un groupe multidisciplinaire formé dans le but d’explorer le lien entre les conditions environnementales et les dispersions humaines au cours de la préhistoire. Un des buts du GRDH est de mieux comprendre l’impact du changement et de la variabilité climatique sur l’évolution de notre lignée. Les chasseurs-cueilleurs préhistoriques employèrent diverses stratégies pour contrer la variabilité environnementale, incluant l’innovation technologique, la mobilité et l’adoption de structures sociales fluides. Ces adaptations confèrent de la résilience, mais les limites de cette résilience et les vulnérabilités des systèmes humains sont encore mal comprises. Le GRDH utilise les simulations paléo-climatologiques et le registre archéologique afin de mieux cerner les limites de l’adaptation humaine face au stress écologique. L’étude de cas présenté ici concerne le Dernier Maximum Glaciaire en Europe de l’Ouest. 

Short bio : Les thèmes de recherche d'Ariane Burke sont regroupés autour de l'étude du Paléolithique moyen et de la transition vers le Paléolithique supérieur, avec un emphase sur les modes de subsistance et les modèles de dispersion des populations humaines. L'impact du changement climatique et les rapports avec le paléoenvironnement m'intéressent particulièrement. L'archéozoologie l'a aussi amené à faire des recherches sur le paléoethologie et la taxonomie des équidés (implication dans des recherches de terrain en Mongolie) et sur le mode de croissance de l'os et des dents ainsi que des recherches ethnoarchéozoologiques. Elle dirige actuellement le laboratoire d'ecomorphologie et le groupe de recherche sur les dispersions d'hominides (HDRG).